Entretien professionnel : les obligations de l’employeur
Depuis la loi du 24 octobre 2025, l’entretien professionnel est devenu l’entretien de parcours professionnel. Voici l’essentiel de ce qui change et de ce qu’il faut organiser.
À quoi sert l’entretien ?
L’entretien professionnel est consacré aux perspectives d’évolution du salarié : compétences, qualifications, besoins de formation, mobilité, reconversion. Il ne porte pas sur l’évaluation du travail, qui relève de l’entretien annuel. Les deux rendez-vous sont complémentaires, mais ils ne se confondent pas, et il vaut mieux les conduire avec des formulaires distincts.
Les rendez-vous à prévoir
- Un premier entretien dans l’année qui suit l’embauche.
- Ensuite, un entretien tous les quatre ans (contre deux ans auparavant).
- Un état des lieux récapitulatif du parcours tous les huit ans (contre six ans auparavant).
- Un entretien autour des 45 ans, à organiser dans les deux mois qui suivent la visite médicale de mi-carrière.
- Un entretien autour des 60 ans, notamment sur le maintien dans l’emploi et les aménagements de fin de carrière.
- Un entretien proposé systématiquement à la reprise après certaines absences longues : congé de maternité ou d’adoption, congé parental d’éducation, congé de proche aidant, congé sabbatique, arrêt maladie de plus de six mois, exercice d’un mandat syndical.
À vérifier pour votre entreprise. Ces règles viennent de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025. Leur entrée en vigueur comporte des périodes transitoires, et un accord de branche ou d’entreprise peut prévoir une périodicité différente. Confirmez votre situation auprès de votre branche, du ministère du Travail ou d’un conseil juridique.
Ce que risque l’employeur
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, un salarié qui n’a pas bénéficié des entretiens prévus ni d’au moins une formation non obligatoire sur la période de référence peut recevoir un abondement de 3 000 € sur son compte personnel de formation (CPF), à la charge de l’entreprise. Les entreprises plus petites ne sont pas concernées par cet abondement, mais elles peuvent engager leur responsabilité si le salarié démontre un préjudice.
Comment s’organiser
- Suivre un calendrier par salarié : date d’embauche, dernier entretien, absences longues, âge. Sans outil, c’est l’oubli le plus fréquent.
- Standardiser un modèle de compte rendu, avec vos propres questions sur les compétences, les souhaits d’évolution et les besoins de formation.
- Laisser une trace écrite : un compte rendu est rédigé et une copie est remise au salarié.
- Relier l’entretien à la formation : les besoins exprimés alimentent le plan de développement des compétences.
- Conserver l’historique dans le dossier du collaborateur, pour préparer le suivant et pouvoir justifier du respect de vos obligations.
Et chez Maely ? Le module entretiens propose des formulaires paramétrables, un circuit collaborateur, manager puis RH, un suivi des campagnes en temps réel et la conservation des comptes rendus dans le dossier. Depuis un entretien, le manager peut proposer une formation.
Pour aller plus loin
- Centre Inffo : entretien de parcours professionnel
- Ministère du Travail : fiches pratiques sur l’entretien professionnel
Cet article est une information générale et ne remplace pas un conseil juridique.
Rédigé par l’équipe Maely · mis à jour le · À propos de Maely
Sources officielles à consulter : Légifrance, Entreprendre Service-Public, Urssaf, CNIL.
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